Deux principaux cimetières

Deux cimetières catholiques rassemblent l’essentiel des familles métisses du Sénégal : celui de Sor à Saint-Louis et celui de Bel Air à Dakar. Les tombes de ces deux cimetières ont été méthodiquement relevées, souvent photographiées, et les informations qu’elles contenaient ajoutées à la base de données généalogique. Il serait sans doute utile, plus tard, de visiter également les cimetières de Rufisque et de Ziguinchor.


Ce sont des lieux agréables et très verts, surtout pendant la période de l’hivernage, mais toutes les tombes ne sont pas également entretenues. Les inscriptions, sur une très grande partie d’entre elles, sont absolument indéchiffrables. Certaines sont très anciennes (début du XIXe siècle), mais il faut savoir qu’il existait, à Saint-Louis, à Gorée et à Dakar, d’autres cimetières, aujourd’hui disparus, engloutis par la pression foncière. Le dernier d’entre eux a avoir été fermé ses grilles est celui de la rue de Paris, à Saint-Louis. Avec l’appui de la Coopération française, les ossements ont été transférés dans une fosse commune du cimetière de Sor, tandis que les pierres tombales les plus significatives étaient posées sur le mur de clôture de ce même cimetière. Celui de Bel Air renferme un grand nombre de familles aux noms à consonance portugaise et/ou capverdienne, qui n’ont pas été systématiquement recensées.


Hors les familles métisses, quelques personnalités connues reposent dans ces sépultures : le général Blanchot, le photographe Tacher et son fils et, depuis 2000, le professeur Guy Thilmans. On y trouve également, de très nombreux enfants, des militaires français, l’équipage du Tacoma, des aviateurs anglais, etc.


 

Cimetières

L’état de dégradation de certaines tombes rend leur déchiffrement quasiment impossible.

“Carré des goréens” du cimetière de Bel-Air à Dakar.

Plaque commémorative en hommage aux victimes du Tacoma, cargo coulé lors de l’attaque anglaise de 1940.

Cimetière de Sor à St-Louis.